Salle de bain : les arrivées d'eau

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Il ne sert à rien d'avoir un beau robinet ou une belle douche sans eau, ou sans pouvoir l'évacuer ! Les arrivées et évacuation d'eau dans une salle de bain sont donc des éléments essentiels à prendre en compte, que vous rénoviez une pièce existante ou que vous la créiez totalement.

Arrivées d'eau dans la salle de bain : ce qu'il faut vérifier

L'installation générale

Tout commence au niveau de la canalisation principale où viennent se raccorder toutes les canalisations de l'habitation. Avant le premier embranchement, juste après le compteur, un clapet antiretour doit obligatoirement être installé. Sa mission : contrôler le sens de l'eau de façon à éviter que l'installation domestique ne reflue dans la canalisation générale.

Chaque canalisation d'arrivée d'eau doit être munie d'un robinet d'arrêt facile d'accès pour couper l'eau, en cas de fuite par exemple. Ce robinet d'arrêt est souvent combiné à un purgeur permettant de vider une section de la canalisation.

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La pression de l'eau

Une trop grande pression peut endommager les canalisations et les appareils sanitaires. Si vous subissez ces fameux « coups de bélier », il est recommandé d'installer un réducteur de pression après le compteur et le clapet antiretour. Vous pourrez choisir entre un modèle à pression constante, qui assure une pression régulière et fixe, et un modèle réglable muni d'un manomètre afin de choisir la pression.

À l'inverse, la pression de l'eau peut être insuffisante. Si elle est à moins de 0,3 bar au robinet qui a le moins de pression, c'est un surpresseur qu'il vous faudra installer après le compteur et le clapet antiretour. À vous d'opter pour un modèle avec ou sans cuve de stockage (qui permet de ne pas mettre en route la pompe lors d'un petit écoulement d'eau ou en cas de fuite), dont la capacité et le débit seront adaptés à votre consommation journalière en eau.

Arrivées d'eau dans la salle de bain : comment les modifier

La canalisation d'arrivée d'eau étant sous pression, elle peut être prolongée, monter et descendre pour s'installer où vous le souhaitez dans la salle de bain, de préférence sous le lavabo ou la vasque. Si toute modification de ces canalisations exige patience et rigueur, elle ne demande pas obligatoirement d'être un plombier chevronné.

Le matériel nécessaire

Pour les canalisations, vous pouvez préférer au cuivre, dont l'utilisation demande une grande maîtrise, un matériau comme le PER (polyéthylène réticulé). À ces tubes s'ajouteront des raccords en laiton, des coudes, des T, des réducteurs, des flexibles, de la filasse ou du téflon, une vanne d'arrêt. Mais aussi une pince pour couper le PER, une perceuse, un marteau, un tournevis et des clés. 

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Les grandes étapes

Commencez par mesurer précisément les longueurs de canalisations nécessaires, ainsi que le nombre de raccords, coudes, T, flexibles... Dans une salle de bain, sachez qu'il vous faut une arrivée d'eau chaude et une arrivée d'eau froide pour la baignoire, de même pour la douche et le lavabo, et une seule arrivée d'eau froide pour les toilettes. Si vous vous raccordez à des canalisations existantes, vérifiez bien leur diamètre.

Veillez ensuite à bien couper l'eau dans la salle de bain avant de vous lancer dans les travaux en suivant nos pas à pas.

Évacuation des eaux usées dans la salle de bain : ce qu'il faut vérifier

Si dans le tuyau d'arrivée l'eau est sous pression (ce qui lui permet de monter et de redescendre à volonté), dans le tuyau d'évacuation les eaux usées s'écoulent naturellement. Elles ont donc besoin, pour éviter tout phénomène de stagnation, d'une pente minimale de 2 %.

Le lavabo ou la vasque, placé en hauteur, peut donc mécaniquement s'éloigner de la colonne d'évacuation à laquelle il sera raccordé. Mais la douche et la baignoire, plus proches du sol, devront être placées au plus près de la colonne pour respecter la pente. Si ce n'est pas possible, vous aurez la possibilité :

  • De créer une estrade pour vos sanitaires, ce qui permettra en outre de cacher l'ensemble de la tuyauterie ;
  • De rehausser entièrement le sol de la salle de bain ;
  • Ou d'opter pour une pompe de relevage, qui prend la forme d'un moteur mettant les eaux usées sous pression afin de les mener jusqu'à la colonne.
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À chacun son tuyau

Chaque sanitaire doit être raccordé à son propre tuyau d'évacuation des eaux usées. Et tous n'auront pas le même diamètre.

  • Pour les WC, le diamètre du tuyau d'évacuation des eaux usées doit être compris entre 100 et 125 mm. S'il est déjà existant et d'un diamètre insuffisant, ou si la pente est insuffisante, vous pouvez opter pour un WC broyeur, qui lui peut être posé sur un conduit dont le diamètre peut descendre jusqu'à 22 mm.
  • Pour un lavabo ou une vasque, le diamètre du tuyau d'évacuation des eaux usées (supérieur à 1 m de long) doit être au minimum de 40 mm, contre 50 mm minimum pour celui de la baignoire et de la douche.

Faire faire les travaux

Rien de tel qu'un professionnel pour étudier la faisabilité de votre projet de salle de bain. Adressez-vous à un plombier dont la garantie biennale assure pendant 2 ans la réparation des dommages qui se produisent après réception des travaux. Vous aurez également la certitude que ceux-ci seront réalisés dans le respect des normes, et dans les plus brefs délais, ce qui est essentiel pour une pièce comme la salle de bain.

N’hésitez pas à faire établir plusieurs devis et prenez le temps de les comparer, les tarifs étant susceptibles de varier considérablement d'un plombier à l’autre. Ces devis, considérés comme un contrat une fois signés, doivent détailler en quantité et en prix chaque détail de la prestation (pièces, quantité prévue, main d'œuvre, etc.), mais aussi indiquer la somme à payer TTC, le taux de TVA, ainsi que la durée de validité de l'offre. Doit aussi y figurer la date limite de l'achèvement des travaux. Si le non-respect de cette date occasionne un préjudice que vous êtes en mesure de chiffrer, vous pourrez ainsi demander des dommages et intérêts à l'artisan sur le fondement de l'article 1142 du Code civil.

Les tarifs d'un plombier sont très variables, en fonction entre autres des contraintes techniques liées à l'implantation de votre salle de bain.

Comptez de 80 € à 140 € le m² .

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